Lautresite, le jour, 17 septembre 03

   




Des tintements répétés de clochettes nous annoncent l’arrivée du cortège. Un jeune homme à la chemise blanche débraillée dévale à cheval une des rues menant au centre du village. L’arrivée des futurs époux est imminente. Nous sommes à Botiza en Maramures.

Deux groupes d’individus peu à peu nous submergent. Des amis de la famille du marié se font forts d’entraîner d’autres dans ce qui s’apparente à une manifestation à la gloire des élus du jour, de leurs familles et de leur future progéniture. Des bouteilles de palinka se passent de main en main et se vident prestement au goulot. Je me sens habité d’une frénésie similaire. Certes je suis saoul mais mon esprit est clair, vif, je ressens une forme certaine de plénitude.
Je prends quelques portraits à la va-vite car, déjà, ce qui reste du cortège me dépasse, file de l’autre côté de la rivière, où le pope accueille le couple rayonnant devant le porche de son église. Vive ...la mariée ! Vive…la mariée !