Lautresite, le jour, 17 septembre 03
       
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En ce jour du mercredi 17 septembre 2003,
on s’étonne qu’il faille aux employés de la Croix-Rouge de Belgique (francophone) prendre des gants — c’est-à-dire des filtres sonores déformant les voix — pour s’exprimer à la radio sur la situation interne de ce qu’il faut bien appeler une entreprise puisqu’elle jouit d’un patronat et de syndicats et qu’elle donnerait, comme n’importe quelle petite boîte, dans le harcèlement moral et le licenciement autoritaire. Nous avons donc entendu cela — redire ici, comme hier, que ce qui fut entendu à la radio ne fut pas vu à la télévision — des voix cahotantes et anonymes — qu’il s’agissait de suivre au mot, presque à la respiration — nous dire le mal être d’une «association», plutôt d’un parastatal, dont on ne peut oublier, tout de même, qu’elle a pour fonction, entre autres, de former les cadres qui demain négocieront avec les tyrans et les despotes. Dans cette histoire, il y a un arbre qui cache une forêt : le congédiement de quatre personnes, dont un directeur, d’un Centre d’accueil pour réfugiés, à Fraipont, près de Liège, Belgique. Accusées, par la direction centrale, d’avoir utilisé à vil prix une main-d’œuvre réfugiée pour des travaux lourds de rénovation des locaux d’accueil. La télévision cette fois — on dirait bien que, dans cette affaire, la télé instruit à charge et la radio à décharge — montra des images fixes de personnes s’activant avec des perceuses ou des disqueuses, sans protection particulière était-il précisé. Le salaire dont il était question questionne, effectivement : 1,25 euros de l’heure, ce n’est pas cher payé. Les responsables du Centre parlent, eux, de processus d’intégration. (...)



















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