Lautresite, le jour, 16 septembre 03
       
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La plupart des cas de figure sont prévus, de manière à la fois amusante et instructive. Excellente source d’inspiration, elle permet d’organiser les rendez-vous entre parents et enfants et elle peut servir de base de discussion ». Que vous dire encore qui concernerait l’hypocrisie, la culpabilisation, la disqualification, la manipulation, que vous n’auriez déjà compris ? La banque, mise tout de même sur la sellette, s’inquiète publiquement de la disparition, dans nos sociétés contemporaines décidément trop axées sur le sentiment de l’immédiat, de cet état d’esprit pourtant connu depuis la plus haute Antiquité et que l’on appelle l’humour ou le « second degré ». J’aime bien l’humour. Par exemple, en achetant un journal, tout à l’heure, j’ai fait l’acquisition d’un supplément que je ne connaissais pas. Il s’appelle « Médium », est rempli de photos de jeunes filles et de jeunes garçons avec des habillements fort colorés et des têtes gelées comme il s’en fait maintenant. L’idée générale étant (partant d’un éditorial questionnant sur le retour du mauvais goût avec l’appui — probablement acquis à l’insu de son plein gré — de Pascal Bruckner) de donner à voir ce qui se vend dans le moderne et les prix que ça coûte pour acquérir une jupe ou un bonnet contemporain. Évidemment, comme cela paraît le même jour qu’un autre supplément, que je connaissais, lui, et qui s’appelle « Le Soir Junior », personne ne fera l’injure à mon quotidien d’y voir une campagne ciblée à l’intention des Lolitos et des Lolitas. D’autant que, conscient de son rôle pédagogique, le journal nous prévient d’entrée de jeu que quelque chose « ne va pas » dans ces effets de mode (« qui nous colle aux bottines avec la ténacité d’un vieux chewing-gum ») et qu’il s’agirait donc de prendre les pages qui suivent pour une preuve d’humour de la rédaction qui n’en manque pas puisque qu’elle diffuse ces suppléments au deuxième jour de l’opération « J’ouvre mon quotidien » destinée aux écoliers de fin de cycle primaire. C’était ma contribution à « qu’est-ce qui adhère au fond de notre marmite éternelle et qui concernerait particulièrement nos enfants et les choses qu’on leur dit, par exemple un mardi 16 septembre dans le siècle ».






















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