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Dès lors, l’intimité n’est
plus ce repli choisi ou forcé sur un espace protégé
—en l’occurrence très précaire— auquel
elle est généralement identifiée et, à ce
titre, parfois dénoncée comme une négation du rapport
privé-public aboutissant à une mutation de la vie privée.
Cette définition «privative» de l’intimité,
que Hannah Arendt critiquait chez les nantis du progrès moderne,
se retrouve dans l’organisation de survie des habitants du Cornillon,
sans qu’on puisse le leur reprocher puisqu’elle résulte
dans leur cas d’une impossibilité d’accéder
à la sphère légale de la vie privée (et
non d’une fermeture de la sphère constituée à
l’espace public). Mais il existe une autre intimité, constituée
de relations plus ouvertes, et qui excède le rapport privé-public,
ou le déplace dans une autre dimension. C’est l’intimité
qu’un individu, une famille ou une communauté entretient
avec son environnement, au-delà de l’abri domestique ou,
plutôt, quand celui-ci est lui-même un vecteur —et
non une coupure— de l’environnement. |
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