Lautresite, le jour, 25 juillet 03

 



La Baranja est grande comme une province belge ou un département français. Elle est peuplée surtout de Magyars. Cela n’aura pas empêché Serbes et Croates de s’y mesurer. Chacun fait son possible.

À Sarajevo, sur le mur de la Poste, un graffiti : "Ici, c’est la Serbie !"
Un autre a ajouté : "Mais non, crétin, ici c’est la Poste".

Osijek
Deuxième ville à s’inscrire dans le projet, Osijek est la sœur oubliée de Vukovar, à 25 km. Son siège fut moins meurtrier. Et alors ?
Quand j’y commençai, en janvier 94, BHL venait d’y passer. Aucun rapport. Mais sur l’échelle de Richter du malheur, un passage de BHL valait dans les 4,7. C’est dire. Je n’y ai retrouvé qu’une photo de lui lors de son passage à l’hôpital. Une photo d’un journal local. Les télés françaises s’étaient paumées en chemin. Bon, assez.

Le Maire d’Osijek est Zlatko Kramaric. Linguiste, libéral au sens américain. Et en opposition à la démesure nationaliste à l’œuvre à Zagreb à l’époque.
Comme nous travaillons mieux, nous réussissons à amener une ville comme Lausanne dans le partenariat. Cela devient sérieux. Je ne demanderai jamais l’asile politique (ou bancaire) en Suisse. Mais question conscience de ce que chacun pourrait faire, on a connu plus timoré.

Je ne reviens pas à Osijek pour voir beaucoup de monde. J’ai convenu de retrouver Damir, qui avait travaillé, dès 94, à l’ADL d’Osijek.