Lautresite, le jour, 24 juillet 03

 


Son fils, Alexandre, a quatorze ans.

Kasza quitte à son tour la réunion et je me permets de le retrouver à la sortie. Son anglais, tout vice-premier qu’il est, ne s’est pas amélioré.
Mais il est déjà trilingue ce qui est plus que la majorité d’entre nous. Je lui réponds à sa question sur mon travail actuel et il quitte sa Mairie. Il ne doit aller ni au MacDo ni à la SG. Peut-être va-t-il en ce lieu où il m’avait entraîné en 1993 déguster une bouillabaisse au paprika (Riblje Paprika) par 38° centigrades, vers 14h00 un dimanche, vent de force zéro.
Il y a plus d’exceptions culturelles que l’on croit. Faisons-en un bouquet.

J’ai refait, l’après-midi de ce jour, un tour de ville particulier. Vous vous arrêtez à des détails, telle maison repeinte, tel magasin rééquipé. Tiens Benetton est déjà là. Stella Artois aussi. J’avais vu Yves Rocher s’installer à Sarajevo, premier négoce occidental après le siège.
Mais j’ai aussi vu des gens qui me demandaient ce qu’était Causes Communes. Ce qu’était l’autonomie. Ce que les satellites représentent en termes de gravitation universelle. Qu’est-ce que la souveraineté ?

Des questions post-yougoslaves et européennes.

Je retourne à l’Hôtel du Lac. Fais la causette avec Géhème. Tout droit sorti d’un retable, Géhème est romain, pontifical, frère de Cardinal et altruiste. Jusqu’à quel point, je ne sais. J’ai sillonné la Bosnie, un temps, en sa compagnie. Nous tentions d’ouvrir une ADL à Mostar (son Pont). Pas moyen. Le poids de la démocratie chrétienne sur les ultras catholiques croates n’y fit rien.