Lautresite, le jour, 24 juillet 03

 


Je dois faire court, ici.

Le reste fut émotion pour moi, catalepsie pour d’autres. Chacun ses territoires.

Je fus happé, en cours de speechs, par de vieilles connaissances du coin, les responsables d’une Université Ouverte locale. Toujours en quête de soutien plutôt politico-moral que financier. On est les meilleurs. Marx est mort, mais il bande encore. La privatisation de notre moyen de production ne nous fait pas peur, mais on recherche un million d’euros. Est-ce que, Patrick, la Fondation Roi Baudouin peut nous aider ? Chapeau à celle-ci dont la réputation a franchi bien des Rubicon. J’ai promis de demander.
Nous buvons, surtout, la trilogie yougoslave.
Café, Eau, Schnaps. Que la réunion soit à 7h30 du matin ou 22h00, c’est la trinité amicale. Café, Eau, Schnaps.
Et celui de l’Université Ouverte de Subotica vaut le déplacement.
Retour en séance.
Nadia me retrouve.

Après m’être nourri de Philip Catherine sur la route de Palic, où je logeais à l’époque, et Subotica, il fallait bien démarrer le travail.
La première tâche consistant à trouver quelqu’un qui parle une de mes langues, connaisse le coin, et puisse être autonome.

Nadia, études de juriste internationale en poche, se présente au bureau pour me faire connaître, à leur demande, les patrons de l’agro-industrie de Voïvodine.