Lautresite, le jour, 24 juillet 03

 



Èfèffe me serre la main comme on le fait et il fait en sorte de me demander si je sais ce qu’il est devenu et si je ne voudrais pas le lui demander. Devant ce brio, on lui demande.
Ça va. Tabernacle, Caucase, avion, - Damir ?, non, pas de nouvelles.

Arrive Airelle. Fonctionnaire impeccable, pourrait bien être suisse, ayant ouvert ses droits à la retraite, et a porté dix ans la mélasse que le projet ADL a parfois répandu ou ramassé sur les tapis européens.
Il a l’air content de me voir et me demande des nouvelles de Paul. Son regard, belle myopie, marque l’inconfort. On boit un café et il me demande — il doit présider la cérémonie vers laquelle nous allons — s’il ne mentionnerait pas les échecs dans son intro. Bigre. Rossinante n’est pas loin. Je n’ai pas à répondre, bien sûr, et ses mots au perchoir, à peu près, furent : « …et dont l’idée de départ est due à l’aide intellectuelle de PH et PQ ». De regretter l’absence de l’un, se réjouissant de la présence de l’autre et, levez-vous !, que nous célébrions dans la célébration. La gêne non modifiée. La vraie.

Il cite encore deux points noirs (je n’en connaissais qu’un) qui ont perturbé le cours des dix ans – des histoires de fric avec des aventuriers – et poursuit son bonhomme de discours. Re- bigre. Une vraie rebuffade ; chez Ubu, c’est étonnant et courageux.

Il présente, à l’assemblée, Jozzsszszef Kaszzszza (il doit bien y avoir une graphie synthétique et homologuable par les instances européennes, non ?) qui n’est plus Maire de Subotica.