Lautresite, le jour, 24 juillet 03

 



Cela vaudra, pour ce qui regarde les Magyars et les Albanais yougoslaves, au sens culturel et linguistique de ces vocables, un statut de "Province autonome". Ce, jusqu’en 1989 ou un successeur de Tito —mort en 1980— se déclare préoccupé par l’intégrité de l’espace serbe dans la fédération. Ce nationalisme grand serbe a provoqué une guerre. Les nationalismes provoquent toujours des guerres parce que la mathématique humaine ne parvient pas à ce que langue, culture, ethnie et État se résolvent à une seule équation. Il y a du chaos, il faut faire avec. Le Conseil de l’Europe a compris cela parfois et c’est à son honneur.

Je n’avais, pour ma part et à l’époque — adulte déjà — , jamais vraiment encodé le système yougoslave. Je veux dire : avoir eu plus de bribes d’information sur l’autogestion, le système socio-politique que sur cette question des nationalités. Pourtant belge francophone d’une mère anglaise et d’un père né en Flandre(s) j’aurais pu me poser la question. Et quelles sont celles que je ne me pose pas à l’instant ?

Kasza, Maire de Subotica, a entendu parler du projet des ambassades de la démocratie locale. C’est le tamtam européen qui a frappé.

Le 30 juin 1993 il va à Strasbourg et demande à signer un accord portant création d’une de ces ADL.

Branle-bas au Conseil. On réunit Causes Communes, un représentant de Namur (B), Tilburg (NL) et Elche (E) et l’on s’en va signer.