Lautresite, le jour, 9 juillet 03



Ce serait là nos limites. Si cela est exact — nous sommes quelques-uns à l'imaginer —, il se pourrait alors que nous n'ayons pas pris la juste mesure des changements à l'Est et que, sur une révolution, nous ayons plaqué notre administration. Si cela aussi est exact, cela signifierait une autre chose : que nous n'aurons pas plus d'espoir de reconstruire l'ex-Yougoslavie. Le traumatisme, en quelque sorte, ne serait pas assez grand. Cinquante ans de paix nous auraient à ce point amollis que nous serions incapables aujourd'hui de lire l'histoire. Pire, de la faire.
Alors, vois-tu, la Bosnie serait bien cette île où tu es allé hier, avec son bois pour se chauffer, son eau pour boire et ses yeux pour pleurer.

Viatique, 3
Mon grand-oncle Jules, ma grand-tante Emilie, ma tante Jeanine, ma marraine Elisa, ma cousine Françoise, ma cousine Marianne, mon cousin Claude, mon cousin Philippe, mon cousin René, ma cousine Francine, mon petit-cousin Jean-François, ma petite cousine Delphine, ma petite cousine Anita, mon petit-cousin Jean-Marc, ma sœur Agnès, mon frère Luc, ma belle-sœur Anne Thérèse, ma nièce Sophie, ma filleule Julie, mon neveu Bertrand, ma nièce Marion, mon neveu Cyrille, mon neveu François, mon père Jean, Anne, ma fille Marie, ma fille Louise. Pierrot, Clémentine, Lydie, Jean, Marcel, Cyrille, Denise, Marianne, Isidore, Alphonse, Ernest, ma mère Célina, in memoriam, qui êtes tombés de l'arbre.