Lautresite, le jour, 7 juillet 03


Que peut bien vouloir dire Koschnick en allemand ? Une sorte de nom improbable construit à partir du verbe "Nicken" dont le sens est "faire signe de la tête" ? Ce serait trop beau. Toutes ces choses qui se passeraient dans notre dos. What's in a name ? Chacun aujourd'hui se demande ce qui est dans quoi. Mais bon, l'important ici, malgré tout , est moins, je viens de le noter, dans le signifiant que dans l'insignifié. Koschnick part. On n'en dit rien. Silence radio dans les radios, silence télé dans les télés. Au Ministère des Affaires Etrangères, à Bruxelles, ce matin, on portait pourtant déjà le deuil de la Bosnie. Dira-t-on que même gagner une paix nous est devenu impossible ? C'est bien l'Europe, cela, d'inachever ses idées. On ne peut donc revenir de Mostar que la tête basse, on ne soulève même plus son chapeau pour saluer les gens.
Au fait, je m'avise seulement aujourd'hui que le nouveau Président de l'Union Européenne porte, pour les francophones, un nom lacanien. Santer. S'enterre. Sans terres. Je m'amuse de ce que cette idée survienne au moment où, à Turin, l'avenir de l'Europe se décrit en termes "d' approfondissement" ou "d'élargissement".
Hans Koschnick sera remplacé par l'ancien maire de Valence, ce qui nous ramène à l'Espagne d'hier. Je promets de trouver bientôt son nom.

A suivre...