| Guy Verhofstadt
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Le gouvernement s’attellera également
à une réforme profonde de notre fiscalité. Cette
réforme fiscale doit entraîner une diminution des barêmes
et une augmentation du revenu minimum imposable. (...) Notre pays dispose
d’un système de sécurité sociale efficace.
Les moyens nécessaires pour couvrir les besoins seront garantis.
(...) Il faut moderniser la sécurité sociale.(...) Le statut
des travailleurs à temps partiel sera amélioré. (...)
Le gouvernement garantira en priorité la viabilité du système
de pension légale (...). Dans la politique des soins de santé,
le patient et la qualité des services prestés devront jouer
un rôle central. Les soins de première ligne et la prévention
seront stimulés. (...) L’attention portée au développement
durable de notre société sera la troisième priorité
de l’action du nouveau gouvernement. La qualité de vie des
générations actuelles et suivantes fera partie intégrante
de chaque acte qu’il posera. (...) Le gouvernement s’attaquera
intensivement à la question de la mobilité. (...) Il entamera
une valorisation importante, au niveau qualitatif et quantitatif, des
transports en commun et du transport de marchandises. (...) Pour résoudre
le problème de l’engorgement de Bruxelles, on entamera la
réalisation d’un Réseau Express Régional. La
libéralisation du secteur de l’électricité
sera accélérée (...). Le développement de
sources d’énergie alternatives sera accentué. (...)
Notre pays s’inscrira dans un scénario où la désactivation
des centrales nucléaires sera entamée dès qu’elles
ont atteint l’âge de 40 ans. (...) Nous sommes une nation
petite, mais prospère, avec une économie ouverte orientée
vers l’exportation qui a tout intérêt à ce que
l’Union européenne continue à se développer.
Outre une préparation intensive de la présidence belge en
l’an 2001, le gouvernement veillera à transposer les directives
européennes dans les temps. (...) Le point de départ de
la politique étrangère sera le respect des droits de l’homme.
À cet égard, le gouvernement souhaite mener une politique
active au sein des institutions internationales. (...) Le gouvernement
fournira plus d’efforts pour développer nos relations économiques
étrangères (...). La confiance dans les produits belges
devra être rétablie après la crise de la dioxine.
(...) En matière de coopération au développement,
le gouvernement opte pour une augmentation progressive et substantielle
des moyens disponibles pour la coopération internationale (...).
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Une partie des moyens disponibles sera
de toute manière engagée pour la prévention et la
gestion de conflits, les droits de l’homme, l’intégration
sociale dans la période post-conflictuelle et l’accompagnement
humanitaire des flux de réfugiés dans le Sud. (...) Une
commission intergouvernementale et interparlementaire de renouveau institutionnel
et démocratique sera créée, commission qui réunira
tant le pouvoir législatif que le pouvoir exécutif de l’État
fédéral, des régions et des communautés. (...)
Il existe déjà une unanimité entre les partis majoritaires
flamands et francophones en ce qui concerne un certain nombre de réformes
susceptibles d’améliorer le fonctionnement de l’État
fédéral et des entités fédérées
de manière substantielle. (...) Avant la fin du mois, le gouvernement
approuvera un projet relatif à la création de l’agence
fédérale pour le contrôle et la sécurité
alimentaire. (...) Le gouvernement optera pour les normes les plus sévères
pour chaque maillon de la chaîne alimentaire. (...) Tous les partis
qui souscrivent à cet accord de gouvernement s’engagent pleinement
en faveur (...) (d') une politique qui respecte les lignes de force suivantes
:1) le pays respectera strictement le pacte de stabilité européen,
ce qui signifie que le budget devra être en équilibre en
2002; 2) les moyens financiers attribués au système de sécurité
sociale restent garantis; 3) la pression fiscale et parafiscale en général
et la pression sur le travail en particulier qui sont trop élevées,
doivent être abaissées progressivement; 4) la nouvelle politique
s’inscrira dans un contexte de développement durable. Les
élections du 13 juin 1999 voient l'émergence d'un gouvernement
original réunissant libéraux, socialistes et écologistes.
Bien que paradoxale, cette coalition "arc-en-ciel" parviendra
au terme de sa législature. Les différentes sensibilités
en présence s'affirmeront dans un accord gouvernemental faisant
place aux priorités des différents partis : protection de
la sécurité sociale, emploi, réduction des charges
sur le travail, soutien aux PME et aux indépendants, protection
de l'environnement et développement durable. Les ministres et Secrétaires
d'État écolos finiront pourtant par quitter le gouvernement
quelques jours avant la tenue des élections du 18 mai. Cette rupture
résulte d'une mésentente sur la question des vols de nuit
au-dessus de Bruxelles. |
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