Lautresite, le jour, 2 juillet 03


Jean-Luc
Dehaene II

23/06/95
12/06/99

coalition
CVP/PSC -
SP/PS


"œuvrer en faveur d’un renouveau démocratique de l’Etat
de droit"


Le gouvernement œuvrera également à une société viable et de qualité. (...) Une attention particulière sera accordée à : l’intégration de la dimension familiale dans les diverses politiques ; (...) une politique de développement durable et de lutte pour un environnement de qualité ; une amélioration de la protection du consommateur, avec une attention toute particulière pour la problématique des loyers, la prévention du surendettement (...).

3. La cohésion sociale est en outre renforcée par la sécurité sociale, combinaison adéquate d’assurance et de solidarité entre personnes. Le gouvernement confirme expressément les fondements de la sécurité sociale et la garantie de son équilibre financier, et souhaite adapter le système de manière réfléchie et progressive à la nouvelle donne économique, technologique et sociale. (...) La politique générale de résorption de la dette publique constitue la meilleure garantie pour l’avenir du régime des pensions. Le gouvernement continuera à soutenir le régime légal. (...) En matière de chômage, il faut éviter que les demandeurs d’emploi ne s’enlisent dans le chômage. (...)

4. Le gouvernement souhaite continuer une politique budgétaire conséquente et tournée vers l’avenir. En effet, l’adhésion à l’UME n’est pas un objectif abstrait, il s’agit au contraire de la condition indispensable pour la sauvegarde du marché unique et pour le développement de politiques sociales et d’emploi européennes à part entière. Notre pays doit faire partie des premiers pays qui participeront à l’UME. (...) Il est primordial pour notre pays d’atteindre à temps les objectifs budgétaires (...). Le déficit des pouvoirs publics sera ramené à maximum 3 % du PIB en 1996. (...)

5. L’adhésion à l’UME n’est qu’un des aspects de la politique européenne élargie. Notre pays entend renforcer son rôle européen et international au cours des années à venir. Notre pays opte résolument en faveur de la poursuite du développement de l’Union européenne sur une base fédérale. Notre pays souhaite contribuer activement à l’élaboration d’une architecture de sécurité européenne en vue de promouvoir la stabilité du continent européen et d’éviter de nouveaux clivages.
Notre pays souhaite jouer un rôle actif dans l’établissement des lignes politiques des actions et des missions des Nations Unies. (...) La politique de coopération au développement se fondera sur les critères suivants : respect des droits de l’homme ; établissement des conditions de base pour un développement durable du pays partenaire ; (...) concours aux initiatives de maîtrise et de prévention de violence. (...) En ce qui concerne la défense nationale, le plan de restructuration de l’armée sera poursuivi.

6. Le gouvernement fédéral souhaite au cours de la prochaine législature continuer à œuvrer en faveur d’un renouveau démocratique et d’un renouveau de l’Etat de droit. Il faut améliorer le fonctionnement de l’Etat et de l’appareil judiciaire ainsi que les mécanismes du processus décisionnel. (...) Le gouvernement continuera dans la voie d’un équilibre dans la présence et dans la répartition des tâches entre hommes et femmes (...). Nous sommes à l’aube d’une nouvelle période sur le plan social, mais notre pays est aussi à la croisée des chemins sur les plans politique et institutionnel. (...) Le gouvernement est convaincu que sa mission consistera essentiellement à rendre les nouvelles structures opérationnelles et ceci avec les Régions et Communautés. (...) Le présent programme gouvernemental est tourné vers l’avenir : vers les défis du siècle prochain en vue de plus d’emplois et de bien-être, et davantage de solidarité et d’équité (...). Déclaration inaugurale du second gouvernement Dehaene du 28 juin 1995 in les "Annales parlementaires".
Malgré des temps particulièrement difficiles, le gouvernement dirigé par Jean-Luc Dehaene entre 1995 et 1999 parvint au terme de la législature. Cette formation qui se donnait pour mission l'entrée de la Belgique dans l'union monétaire, la réduction du chômage et la réforme de la sécurité sociale dut, suite à l'éclatement de l'Affaire Dutroux, recentrer ses efforts sur des sujets tels que la police, la justice et la sécurité. Ces questions dominèrent pendant de nombreux mois l'actualité politique et l'action gouvernementale. Les élections du 18 juin 1999 verront les partis chrétiens-démocrates (CVP et PSC), au pouvoir sans interruption depuis 1958, rejetés dans l'opposition.