Lautresite, le jour, 2 juillet 03
 

 

 

Lautresuite 02.07.03 (8) Un nouveau charnier, comportant un total de vingt-neuf corps, a été mis à jour en Bosnie à la limite de la frontière serbe. Les dépouilles retrouvées, enveloppées dans les sacs utilisés à l'époque par l'armée de l'ex-Yougoslavie, seraient celles de musulmans tués lors de la guerre de Bosnie (1992-1995).

Lautresuite 02.07.03 (9) Les partenaires socialistes et libéraux du prochain gouvernement belge entendent abaisser la limite d'âge en matière de placement de mineurs en centre fermé. Désormais, les enfants de douze à quatorze ans, ayant commis des "crimes graves", pourraient se voir placer dans ces structures. En Communauté française, la limite d'âge actuellement fixée à quatorze ans devrait être révisée.

Lautresuite 02.07.03 (10) Le quotidien italien d'extrême gauche "Il Manifesto" a récemment critiqué le gouvernement Berlusconi qui, selon lui, ne connaît qu'un seule réponse à l'immigration : la force. La loi Bossi-Fini, approuvée le dix-neuf juin dernier, précise que "si l'on doit recourir à la force, l'intensité, la durée et l'extension de la réponse doivent être proportionnelles au délit, à l'actualité et à la menace effective". Rappelons que l'un des auteurs de la loi, le leader de la Ligue de Nord, Umberto Bossi, a récemment déclaré au sujet de l'immigration clandestine : "À la deuxième ou à la troisième sommation, boum, le coup de canon. Il faut cesser de tergiverser et tirer dans le tas. Autrement, on n'en verra pas la fin".

 

Lautresuite 02.07.03 (11) Le chef du groupe CDH (démocrates-chrétiens francophones) au Parlement wallon, André Antoine, a envoyé une lettre ouverte aux négociateurs du futur gouvernement leur rappelant les promesses faites quant au vote des étrangers non européens. Il y a un an, face aux réticences du VLD (libéraux flamands) sur la question, le ministre des Affaires étrangères, Louis Michel, avait promis que ce dossier serait une priorité du prochain accord gouvernemental.




Lautresuite 02.07.03 (12) Les autorités sénégalaises envisageraient d'expulser par charter certains Français jugés indésirables sur leur territoire. Un vol Air Sénégal aurait renvoyé, samedi dernier vers la France, une quinzaine de personnes. Celles-ci ne seraient pas expulsées pour infraction à la législation du séjour mais pour différents motifs tels que : corruption, émission de chèque sans provision, usage de chanvre indien ou attentat à la pudeur. Si pour certains journaux locaux, ces opérations rétablissent "l'honneur et la souveraineté du Sénégal", le quotidien "Sud" craint que ces expulsions "ne soient qu'une manière de faire accepter une coopération policière renforcée entre la France et le Sénégal.

  Lautresuite 02.07.03 (13) Le syndicat français de la magistrature a vivement critiqué le verdict rendu, la semaine dernière, par le tribunal de Bobigny dans l'affaire du vol Paris-Bamako, où trois passagers avaient protesté contre l'expulsion musclée de quatre Maliens. Le fait d'avoir reconnu ces hommes coupables "d'entrave à la circulation d'un aéronef" s'apparente pour l'organisme à une "criminalisation de la solidarité envers les étrangers en situation de détresse".

Lautresuite 02.07.03 (14) Vladimir Likov restera en Belgique. Ce Russe de trente-trois ans atteint d'un grave cancer avait reçu, il y a peu, l'ordre de quitter le territoire. Le ministère de l'Intérieur a signifié, la semaine dernière, que l'intéressé pourrait finalement continuer à séjourner en Belgique. Le Conseil d'État, consulté sur cette question, a en effet jugé que le renvoi de Vladimir Likov équivalait à "l'envoyer vers la mort". Les hôpitaux russes ne disposent en effet pas du matériel nécessaire au traitement de sa maladie.

Lautresuite 02.07.03 (15)
Un rapport d'Amnesty International, intitulé "Côte-d'Ivoire : nulle part où aller", alerte sur la situation périlleuse des réfugiés libériens de Côte-d'Ivoire. Selon ce document, les 70000 réfugiés libériens qui s'étaient réfugiés en 1989 en Côte-d'Ivoire pour fuire les combats seraient actuellement pris en étau entre deux guerres civiles. Selon l'organisation de défense des droits de l'homme, qui appelle à une mobilisation internationale sur la question, "ces allers-retours s'assimilent à un refoulement de facto".