Lautresite, le jour, 20 juin 03
 

L'observatoire,
c'est là ou
nous recensons,
avant de
les analyser,
les faits
et événements
qui, en Europe, participent des glissements
vers le
populisme.

Un répertoire hebdomadaire

   

France : surveillance renforcée sur les plages de la Côte d'Azur (20/06/03)
La vidéosurveillance ferait une entrée massive dans les stations balnéaires de la région Paca (Provence-Alpes-Côte-d'Azur). Sur les parkings, sur les plages et le long des promenades, les systèmes de caméras seraient de plus en plus présents. Jeudi passé à Bandol, une société organisait une séance d'information destinée aux élus sur les systèmes de vidéo dernier cri. Selon un élu "la vidéosurveillance est un truc politique, qui est fait pour rassurer l'administré" et en premier lieu les personnes âgées qui votent nombreuses dans ces stations balnéaires. Il s'agit également de mettre en confiance le touriste : "pour que le touriste vienne et revienne, il faut qu'il se sente en sécurité". Un autre élu estime que d'ici dix ans, 90 pour cent des communes seront équipées de tels systèmes.

France : le centre fermé de Sainte-Eulalie victime de nouvelles fugues (20/06/03)
De fermés, les centres éducatifs nouvellement inaugurés semblent n'avoir que le nom. La nouvelle fugue de deux adolescents a relancé la polémique sur ces structures voulues par le Président Chirac. Le Directeur de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), Jean-Pierre Carbuccia-Berland, descendu sur place, a indiqué, vendredi dernier, "qu'il va falloir reprendre la loi" pour permettre une incarcération systématique en cas de fugue. Kader, quinze ans, et son compagnon de fuite étaient, samedi, toujours recherchés par la police.

  Italie : Berlusconi une nouvelle fois tiré d'affaire (20/06/03)
C'est fait, la Chambre italienne des députés a approuvé, hier, par trois cent deux voix contre dix-sept, le texte prévoyant la suspension des procès intentés contre les cinq plus hautes autorités de l'État (président de la République, du Sénat, de la Chambre, de la Cour constitutionnelle et du Conseil) durant l'exercice de leur mandat. Il ne reste plus qu'une signature, celle de Carlo Ciampi, président de la République, pour que Silvio Berlusconi soit mis à l'abri de toute poursuite juridique. Si la droite a voté massivement pour une loi qu'elle considère "d'intérêt général", l'opposition n'a que peu résisté. Certaines formations se sont même abstenues afin de mettre fin à un "climat de conflit permanent". Le président du Conseil devait se présenter, le vingt-cinq juin prochain, devant le tribunal de Milan pour corruption de magistrats. Le premier juillet, l'Italie prendra, en toute quiétude, la présidence de l'Union européenne pour six mois.
  France : Sarkozy fête le premier anniversaire des groupes d'interventions régionaux (20/06/03)
À l'occasion d'un déplacement au Centre national d'études et de formation de Gif-sur-Yvette (Essone), le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a dressé un bilan de l'action des GIR (Groupe d'intervention régionaux) un an après leur création. Le bilan a été jugé excellent : "vous avez permis à l'État de retourner là où il n'allait plus". Ces GIR, au nombre de vingt-huit, ont été créés le vingt-deux mai dernier avec pour mission de lutter contre l'économie souterraine et les différentes formes de délinquance organisée. En douze mois, ces groupes auraient pris part à trois cent vingt-deux opérations, interpellés plus de trois mille personnes dont un millier auraient fait l'objet d'un mandat de dépôt. Un tiers des affaires traitées relèveraient du trafic de stupéfiants, quinze pour cent des atteintes aux biens, quatorze pour cent du trafic de véhicules volés, le reste d'infractions pénales isolées. Malgré le ton enjoué de Nicolas Sarkozy, les critiques envers ces formations ne manquent pas. En premier lieu, la question de leur champ de compétences. En second lieu, on reproche aux GIR leurs "opérations tapageuses, plus spectaculaires en termes de moyens que de résultats". Le Syndicat de la magistrature dénonce également le dessaisissement de l'autorité en matière de police judiciaire des juges d'instruction au profit du parquet et du préfet qui activent les GIR.