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Ce
que nous appelons lautresuite, |
Lautresuite
18.06.03 (1) Le port de Zeebrugge (Belgique) est désormais
muni d'un nouveau dispositif de détection des clandestins. Prêté
par l'Office britannique de l'immigration, ce nouvel appareil, le PMMW,
permet de détecter les illégaux dissimulés dans des
poids lourds en analysant les contrastes de température dans la
cargaison. Ce système pourra passer au crible jusqu'à cent
quatre-vingt camions par heure. |
Lautresuite
18.06.03 (4) Dimanche, une quarantaine de sans papiers ont
entamé l'occupation de l'ancienne ambassade de Somalie, hôtel
de maître inoccupé du seizième arrondissement de Paris.
L'action était organisée par l'association "Droit devant!!".
Son président, Jean-Claude Amara, a justifié l'opération
par l'examen prochain du projet de loi Sarkozy sur l'immigration par l'Assemblée
nationale. Texte qui, selon lui, "va accroître la chasse aux
étrangers, tout en stigmatisant ceux qui le aident". Les illégaux
se sont engagés à quitter l'immeuble dès que l'État
somalien viendrait à renaître. Ce qui fut fait plus vite que
prévu, un ambassadeur venant réclamer dans l'heure la restitution
des lieux que les occupants ont alors quittés. Lautresuite 18.06.03 (5) Umberto Bossi, président de la Ligue du Nord et ministre du gouvernement Berlusconi, a réclamé l'adoption de mesures radicales pour lutter contre l'immigration clandestine. Dans une interview donnée au quotidien "Corriere della Sera", Bossi déclara que "les clandestins doivent êtres chassés par les bonnes ou par les mauvaises manières. Il arrive un moment où il faut user de la force. La marine et les Finances doivent s'unir dans la défense de nos côtes et utiliser le canon". Ces propos ont suscité une vague de réprobation et mis mal à l'aise l'Italie, alors que le pays doit prendre la présidence de l'Union européenne, le premier juillet prochain. |
Lautresuite
18.06.03 (6) Depuis le six juin dernier, seize demandeurs d'asile
d'origine iranienne, mènent une grève de la faim dans l'église
des Minimes à Bruxelles. Installés en Belgique depuis deux
ou trois ans, ces personnes se sont peu à peu intégrées
et certaines y auraient des enfants scolarisés. Pour le Ciré
(Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers),
la situation de ces sans papiers souligne les dysfonctionnements de la politique
d'asile en Belgique. L'association critique, en particulier, la manière
dont les autorités évaluent la situation en Iran et la durée
d'instruction des dossiers. Certains déboutés ont dû
attendre plusieurs années avant de savoir qu'ils devaient quitter
le territoire. La visite, jeudi dernier, de Pascal Smet, le commissaire
général aux réfugiés, n'a pas eu l'effet escompté.
Déclarant d'entrée "je ne suis pas venu pour vous convaincre
ni pour me justifier, juste pour vous expliquer ce qu'est la politique d'asile
en Belgique", Pascal Smet a poursuivi en assurant que chaque dossier
"avait été traité individuellement, avec précision,
sans préjugé et de façon indépendante"
et que toute ces demandes avaient été rejetées par
la Commission permanente de recours des réfugiés. Pour le
commissaire, il n'y a aucun doute, ces personnes ne risquent rien dans leur
pays, elles utilisent la procédure d'asile pour de simple motifs
d'immigration et, de plus, la majorité des documents présentés
étaient faux ou falsifiés. Il a enfin invité les grévistes
à se tourner vers l'Organisation internationale pour les migrations
afin d'envisager leur retour volontaire en Iran, financé par la Belgique. |