| L'observatoire,
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France : premiers revers pour les nouvelles lois Sarkozy (16/05/03) Nicolas Sarkozy avait fait, il y a quelques semaines, du racolage dit "passif" un nouveau délit passible de deux mois de prison ferme et de 3750 euros d'amende. Les premières applications de la loi sont plus que chaotiques. Lundi cinq et mardi six mai dernier, cinq prostituées interpellées dans le cadre de la loi anti-racolage ont été relaxées par le tribunal correctionnel de Paris. Le juge a estimé les éléments à charge insuffisants et les enquêtes policières trop vite expédiées. La répression accrue des prostituées, confrontées à une multiplication des contrôles et arrestations de toutes sortes, a déjà des effets sur les usages en vigueur dans la profession. Les prostituées auraient tendance à déserter le trottoir au profit de lieux plus discrets : chambres de bonnes, salons de massage, bars à hôtesses. Les associations actives sur le terrain de la prostitution craignent que ce passage à la clandestinité ait des conséquences néfastes sur la sécurité des intéressé(e)s ainsi que sur le travail d'accompagnement social et sanitaire. Depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle loi, le dix-huit mars dernier, plus d'une centaine de prostituées auraient déjà été interpellées. |
Belgique : l'ancien directeur général de l'enseignement obligatoire de la Communauté française condamné (16/05/03) Jacky Leroy, ancien directeur général de l'enseignement obligatoire de la Communauté française, a été condamné, le huit mai dernier par le tribunal correctionnel de Bruxelles, à trois mois de prison avec sursis et une amende de 495 euros pour "outrage et rébellion à l'égard d'un juge et de deux policiers". Son délit : avoir refusé de communiquer à une juge d'instruction une liste "confidentielle" permettant d'identifier l'établissement fréquenté par un mineur d'âge. Selon Jacky Leroy, cette liste devait permettre aux policiers de localiser des enfants clandestins et leurs parents. Pour les syndicats, l'accès de la police à cette liste, risquerait de "pousser les écoles à refuser des élèves, soit les obliger à ne pas les déclarer tous. Avec le risque, comme pour cet établissement bruxellois qui compte plus de 75 pour cent de clandestins, de se retrouver avec une équipe pédagogique et des locaux ridicules au regard du nombre réel d'élèves. Les leaders syndicaux du secteur enseignement ont en outre affirmé qu'il n'était "pas question que les enfants servent, dans les écoles, de chèvres pour piéger leurs parents". |