Lautresite, le jour, 16 mai 03

 



Le v.b. c’est pas le faste de l’Italie. Ni le lyrisme français. Ni d’illuminer des tentacules. Agitant tout. Le flamand v.b. est surhomme de naissance. « Travailleur et sensé ». C’est l’humilité du papier tue-mouche. Sous un lustre rabiboché. Dans la salle de réception du « Les Grossiers Appétits », douze étoiles, bonne nuitée. Pas de bruit. Ça se passe dans l’isoloir. Au fond du couloir. Sous l’ascenseur. Ça se discute pas. Ni sur la Piazza Massima. Le v.b. c’est une intimité moite. La sensation de puissance en précipitant le bulletin dans l’urne. Ni les lunettes noires. Ni les gourmettes. Des volatiles vinaigriers, bradés, aigrelets, nazillonnent triangulairement, vrombissent comme pets de baleines tendus, rendus hystériques à l’extinction brusque des ampoules sur lesquelles ils chiaient. Un silence cacodylique. C’est l’aura de la glu qui les rallie. Assomme. Enfin. L’obscurité fait le reste. À l’agonie, trompes droites, c’en est fini. Ne comptent plus. Désolé.

Aux dernières élections, plus d’un tiers de gens déssoudés, lèvres digitales, tympans d’écorces, refusent de marcher sur nos chemins sans encycliques. Hors propos — qui est au métissage — leurs doigts crispés sur des gâchettes imaginaires choisissent de s’enterrer.

Errer sur les traces olfactives de l’histoire. Deviner des carrefours universels. Des hétérogénéités dithyrambiques portées à bout de soi. Délires à desseins. Ode à l’hybridation.