Lautresite, le jour, 14 mai 03
 

De temps
en temps,
quelques nouvelles des gens qui font lautresite.

Une manière de faire réseau, comme l'on dit.

Une façon, surtout, d'accélérer les rencontres.

 



Véronique Nahoum-Grappe.
C'est à la radio, sur France Culture et c'est tous les matins, à 7h15. Il faut se lever tôt mais essayer de ne pas rater les chroniques de Véronique. Dernière en date, avant la grève, un récit de retour de Colombie. Extraits choisis parmi ces choses vues : "Il règne en Colombie une espèce d'humour végétal" ; "C'est extraordinaire, les blondes qui sourient aux pauvres" ; "Le camion est un des critères du beau" ; "La violence dans les rues de la ville n'est jamais vue, elle est bien trop rapide". Les "Matins" de France Culture, où l'on peut entendre Véronique Nahoum-Grappe, comptent par ailleurs parmi ces moments trop rares où l'on pense avoir déjà gagné sa journée avant qu'elle n'ait commencé. Véronique Nahoum-Grappe, présidente de Causes Communes, a collaboré notamment aux "correspondances croisées " de lautresite.

 
Serge Bailly. Cela parle de la liberté de parole, des médias et de l'Afrique. Serge Bailly a coordonné l'ouvrage "Briser les silences" où des journalistes ou des représentants de la "société civile" du Burundi, du Gabon, du Cameroun, du Rwanda ou du Tchad entre autres relatent leur usage quotidien de la liberté d'expression. Avec un article percutant, notamment, de Serge Alain Godong, journaliste au quotidien camerounais "Mutations". Une sorte de journal de bord de la presse africaine. "Briser les silences", éditions Karthala (2003, 162pp). Serge Bailly collabore régulièrement à la revue quotidienne de lautresite.



Catherine Coquio. C'est à Paris et c'est aujourd'hui. Catherine Coquio, maître de conférences à la Sorbonne, parlera de Mécislas Golberg, ),poète, théoricien politique, critique, fut une figure marquante des milieux littéraires, artistiques, anarchistes de l'Europe cosmopolite au tournant du Xxe siècle. Golberg, Juif de l'Est installé à Paris, anarchiste dreyfusiste, dialecticien rêvant d'une oeuvre synthétique française en même temps que d'un "intellectualisme juif" d'inspiration libertaire, fut un personnage en tout point hors normes. « Son lot de vagabond, écrit Catherine Coquio, fut de collectionner sans le savoir, puis sans le vouloir, puis en y oeuvrant, les titres de paria : bourgeois déclassé devenu gueux, irreligieux parmi les Juifs, sans-travailliste parmi les marxistes, il fut aussi à ses heures socialiste polonais... ». Ce mercredi, à 18 heures, Ecole des Beaux-Arts, rue Bonaparte. Amphithéâtre des Loges. Catherine Coquio a participé aux "correspondances croisées" de lautresite.