Lautresite, le jour, 12 mai 03

 



De la fenêtre devant laquelle j’écris, la merlette perchée sur les faîtières du toit de verre d’un vieux hangar chasse les pigeons et les mouettes qui approchent de son nid. (À moins de dix mètres.)

Le v.b. serait un ennemi personnel. Il s’attaque aux gens, sens, émotions, enfouissements. Il amalgame où il faudrait clarifier. Il claironne où l’on se tait. Il toise où l’on embrasse. Il embrase où l’on soigne. Il signe où l’on signale. Il signifie que ça saigne. Il paraphe, en silence, l’impensable.

Comment ce parti paie-t-il, chaque semaine, l’édition, la publication d' autant de paperasses ? Foutues comme des revues de coiffure ? Calibrées pour des cons, leurs habitudes habituées. Sait-on que des entreprises, des familles, des actionnaires, versent de l’argent au parti ? En plus de celui de l’État, pour la démocratie. Quel pacte ces familles ont-t-elles signé ? Quels intérêts ont-ils promis dès l’accession aux postes à décisions ? Quels sont les compromis ? Quels liens avec les réseaux, européens ? Pourquoi ne rappelle-t-on plus qui ils sont lorsque des rédactions les invitent à la télévision ? Et dès lors, l’objectivité, est-ce permettre une minute, de temps de parole, à chacun ? Le journaliste est un modérateur ? Que font les syndicats ? Et la police ? Pourquoi la question serait-elle de se retrouver présentables ? Des questions qui demandent des réponses.

J’aurais pu décrire ce que je lis sur le torchon du v.b. Je préfère m’essuyer. Voyez chez vous ce que les vôtres disent, et traduisez. Pas un iota de différence. Renvoyez-les chez eux, nos entorses seront guéries.