Lautresite, le jour, 9 mai 03
 

 

 

 

France : les acteurs de la nuit parisienne confrontés à une surveillance grandissante (08/05/03)
Après la fermeture à Paris, il y a quelques jours, de la Flèche d'or, café-concert où se réunissaient certaines associations, pour "outrage à agents", les acteurs de la nuit parisienne ont le sentiment d'être persécutés par les services de police. Pour Luce Namer, présidente de l'association de défense des lieux de culture et de vie de Paris, il y aurait un durcissement de la répression des lieux de vie nocturne orchestré par la préfecture de police de la capitale. Cette pression est aussi ressentie dans les cafés situés aux abords du canal Saint-Martin. Depuis l'adoption, en août 2002, d'un arrêté préfectoral interdisant la consommation en réunion d'alcool entre vingt et une heures et sept heures du matin, les gens ne peuvent plus boire leur verre le long du canal. De même, les personnes qui avaient l'habitude de grignoter sur le trottoir des petits cafés sont aujourd'hui dispersées par les agents de police. La "tolérance gracieuse et amicale" a laissé place à la suspicion.

Grande-Bretagne : une mère en prison (08/05/03)

Karen Simmonds, trente-quatre ans, doit purger trois semaines de prison. Son crime : ne pas être parvenue à remettre à l'école son fils de neuf ans qui faisait l'école buissonnière. Cette mère célibataire avait été condamnée une première fois, en janvier, mais la sentence avait été suspendue

  France : la surveillance électronique permettra des économies ! (08/05/03)
Le député UMP des Ardennes, Jean-Luc Warsmann, a rendu, la semaine dernière, au ministre de la Justice un rapport sur "les mesures alternatives à la détention, les modalités d'exécution des courtes peines et la préparation des détenus à la sortie de prison". Ce qui ressort, c'est que le recours à la surveillance électronique permettrait à l'État de réaliser d'importantes économies. En effet, la surveillance électronique reviendrait à vingt-deux euros par jour contre soixante pour un détenu en maison d'arrêt. Ce mode de surveillance devrait donc être étendu à tout le territoire français d'ici 2005, avec trois mille places effectives.




Italie : Carlo Giuliani : affaire classée (08/05/03)

Carlo Giuliani est ce manifestant de vingt-trois ans, décédé lors du G8 de Gênes, le vingt juillet 2001. Il avait reçu une balle en pleine tête tirée par un carabinier alors qu'il s'apprêtait à jeter un extincteur sur un véhicule des forces de l'ordre. Le tribunal de Gênes a décidé, lundi, de classer l'affaire. Le juge des enquêtes préliminaires, Elena Daloiso, a suivi la requête du procureur qui a invoqué la légitime défense. Vittorio Agnoletto, l'un des leaders du mouvement italien antimondialisation, a jugé cette décision de "gravissime" déclarant que par cet acte, l' "État s'auto-absout".
 







Italie : Silvio Berlusconi s'attaque une nouvelle fois à la justice de son pays (08/05/03)

Après la condamnation, la semaine dernière, de Cesare Previti, ancien ministre de la Défense, député de Forza Italia et proche collaborateur de Silvio Berlusconi, la magistrature italienne est à nouveau vilipendée. Le président du Conseil n'a pas mâché ses mots. Dans une lettre ouverte au quotidien de la droite libérale "Il Foglio", Silvio Berlusconi n'a pas hésité à déclarer que "l'objectif de la sentence Previti n'est pas de rendre la justice mais de frapper les forces qui ont reçu le mandat de gouverner et rénover l'Italie (...) Dans une démocratie libérale, les magistrats politisés ne peuvent choisir, dans une logique de coup d'Etat, le gouvernement qu'ils préfèrent". Ce que redoute Silvio Berlusconi, c'est que la peine de onze ans de prison de Previti ne préfigure sa propre condamnation. Le président du Conseil est, en effet, inculpé dans le cadre de la vente du groupe alimentaire SME dont le procès est actuellement en cours à Milan. Les juges milanais soupçonnent Berlusconi d'être intervenu dans le passé auprès de certains juges pour "ajuster" des procès.