Lautresite, le jour, 24 avril 03
 
1. Les femmes jouissent au regard des hommes d'une position et de privilèges qu'elles perdraient en descendant dans l'arène politique.
2. La place de la femme est dans son foyer ; son émergence dans la vie politique menacerait dangereusement la famille.
3.Les femmes ne font pas de service militaire.
4. Si on accorde le droit de suffrage aux femmes, il faudrait l'accorder aux prostituées.
5. Le fossé qui sépare la femme de l'homme, tant dans le domaine de l'intelligence que de l'éducation, interdit leur égalité politique et civique.
6. Si les femmes ont été déclarées incapables par le code civil lui-même, c'est bien parce qu'elles ont besoin d'être protégées, cette protection n'implique aucune supériorité par rapport à l'homme, mais simplement une différence.
7. La majorité numérique des femmes constitue une disparité en cette époque postérieure à la Grande Guerre ; il faut donc attendre pour envisager le suffrage féminin des temps où l'équilibre du nombre entre hommes et femmes soit redevenu plus normal.
8. Le suffrage ne constitue pas un droit en soi, mais un privilège accordé par l'État souverain à ceux qu'il juge dignes de l'exercer.
9. Si les femmes jouissent du droit de vote, elles ne pourront qu'exercer une influence délétère sur l'électorat, d'abord en favorisant les extrémistes, ensuite en inoculant leurs propres idées à l'électorat masculin qu'elles finiront par rendre totalement efféminé.
10. La loi sur le vote des femmes est devenue une tactique de parti dont l'Assemblée Nationale sait parfaitement qu'elle ne sera jamais ratifiée par le Sénat.
11. Beaucoup de pays qui ont émancipé leurs femmes le regrettent déjà.
12. D'ailleurs les femmes elles-mêmes en général, n'ont aucune envie de voter.






















13. Les nordiques et les anglo-saxonnes qui jouissent déjà de leurs droits politiques se distinguent par nature des femmes latines, plus frivoles et inconséquentes.
14.Avant d'accorder aux femmes l'émancipation politique, il est nécessaire de leur donner l'émancipation civile.
15.Le droit de vote doit être décidé au moment opportun, c'est-à-dire quand l'éducation des femmes, nécessaire pour leur permettre d'exercer leur suffrage, sera réalisée.
16. Étant donné leur absence de sens politique et le pouvoir qu'exercent l'Eglise et les curés sur les femmes, le nouvel électorat mettra la République en danger !
















Trouvé sur groupefructidor. com. Arguments avancés par le Sénat français pour rejeter différents projets de loi concernant le droit de vote des femmes entre 1922 et 1935. Le 24 avril 1921, droit de participation conditionnelle des femmes aux élections communales en Belgique.