Lautresite, le jour, 14 avril 03












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Le 14 août 1871,
lors du procès des membres de la Commune, Gustave Courbet, justifiait ainsi ses actes.
Le président. - Il paraît que la colonne Vendôme vous était particulièrement désagréable. Dès le14 septembre (1870), vous en demandiez la démolition.
Courbet. - ... Pour moi, cette colonne obstruait. Un individu n'a pas le droit d'entraver la circulation. Cette colonne était mal placée... Moi je ne considérais la chose qu'au point de vue plastique. je n'avais aucune haine contre la colonne, puisque mon oncle a été un des officiers du premier Empire; mais le voulais la mettre ailleurs, où elle fut mieux en vue. Je voulais la déboulonner. Si vous aviez fait attention, au point de vue de l'art, à cette colonne, vous auriez été de mon avis. C'était une mauvaise reproduction de la colonne Trajane. C'était de la sculpture comme un enfant en ferait. Pas de perspective. Rien. Les figures sont absolument grotesques.
Le président. - C'est alors un zèle artistique, tout simplement, qui vous poussait à en vouloir à cette colonne.
Courbet. - Tout simplement. Sur la place Vendôme c'était une prétention malheureuse d'œuvre d'art qui faisait rire les étrangers. Aux Invalides, c'était autre chose. C'était un souvenir militaire qui n'avait pas besoin d'être artistique.
Trouvé sur www.coppoweb.com, à quoi nous ajoutons encore ceci, dans Nadja d'André Breton : " La magnifique lumière des tableaux de Courbet est pour moi celle de la place Vendôme à l'heure où la colonne tomba".






















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