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En ce jour du mercredi 26 mars 2003. Les nouvelles du
front ? Elles viennent d'Anvers, deuxième ville du pays,
le Bassora belge. On a raconté ici des histoires de costumes,
de cartes de crédit, d'inculpations, de démissions,
on eût pu en faire une fable — "la démocratie
mise à mal par ses candidats mêmes" — et
l'on se serait bien passé de cela, n'est-ce pas, déjà
que nous avons à gérer George Bush, Saddam Hussein
et les pacifistes. Mais bon, il a fallu que le Conseil municipal
d'Anvers soit happé par ce grand vide qui signale les fins
de règne. L'on cherche donc, aujourd'hui, une solution de
remplacement. Car voilà bien quelque chose d'étrange
: lorsque les autorités communales démissionnent,
on ne revote pas, on remplace. Et dans la coalition, cela se passe
mal. Entre libéraux et socialistes, le feu ne couve plus,
il est ouvert. Qui sera le prochain bourgmestre ? Autour de cette
question se déchire le voile d'innocence de la démocratie
locale. Ce ne serait que péripéties et palinodies
— des affaires que l'on dit politiciennes — si ne patientaient
en coulisses les gens du Vlaams Blok, les nationalistes extrémistes,
déjà majoritaires en voix dans cette ville portuaire
et pour lesquels il semble bien que l'on se bouscule autour des
marrons et du feu.
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