La paix ou la guerre. La loi ou le désordre. Le travail ou le chômage. La prospérité ou la misère. Le référendum, c'est la paix", la population était appelée à se prononcer sur un nouveau projet de Constitution qui pourrait conduire au retour de la Tchétchénie dans le giron russe. Ce scrutin, voulu, organisé et supervisé par les autorités russes, pourrait avoir été entaché de nombreuses irrégularités. Selon les observateurs, les conditions étaient en effet loin d'être parfaites. Certains journalistes ont notamment signalé l'existence, dans chaque bureau de vote, de listes d'électeurs complémentaires douteuses destinées aux personnes qui n'étaient pas chez elles lors de l'établissement des listes. Le soupçon plane. Selon Moscou, le taux de participation se serait élevé à plus de 80% et 96% des votants auraient approuvé le rattachement de la Tchétchénie à la Russie. Pour Vladimir Poutine, se trouve désormais "clos le dernier problème sérieux lié à l'intégrité territoriale de la Russie (...), le peuple tchétchène a fait le choix de la paix. (...). "Tous ceux qui n'ont pas encore déposé les armes, se battent à partir de maintenant non seulement pour leurs faux idéaux, mais aussi contre leur propre peuple" a-t-il encore déclaré.
Ce référendum s'est déroulé dans une région non pacifiée où sont toujours déployés près de quatre-vingt mille soldats russes et où les organisations de défense des droits de l'homme rapportent de nombreux abus et exactions.

France : un groupe de rap dans le collimateur du ministère de l'Intérieur (00/03/03)
Le groupe de rap parisien "La Rumeur" est poursuivi par le ministère de l'Intérieur pour délit de diffamation publique envers la police nationale. L'accusation vise un article rédigé par Hamé, membre du groupe, paru dans "Le Magazine", journal gratuit publié en 2002 dans le cadre de la promotion de l'album "L'ombre sur la mesure". Dans ce texte, le chanteur écrit notamment que "les rapports du ministère de l'Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu'aucun des assassins n'ait été inquiété". Il ajoute "la réalité est que vivre aujourd'hui dans nos quartiers, c'est avoir plus de chance de vivre des situations d'abandon économique, de fragilisation psychologique(...), d'humiliations policières régulières".
82