Eicke fait de Dachau le modèle de la réorganisation
du système des KZ, à partir d'un schéma global
à quatre composantes : la classification des détenus
; le travail comme moyen terroriste d'accomplissement des peines
; un système échelonné de punitions qui peuvent
être prononcées de manière soit offîcielle,
soit informelle; la loi martiale pour les actes graves comme la
mutinerie ou la tentative d'évasion prétextes qui
permettent souvent de couvrir des assassinats spontanés ou
déguisés.
Dès le préambule de son règlement, Eicke donne
le ton : « Tolérance signifie faiblesse. En partant
de cette vélité, on interviendra sans ménagement
là où cela apparaît nécessaire dans l'intérêt
de la patrie (…) Aux agitateurs politiques et aux intellectuels
séditieux c'est la même chose qu'il leur soit dit:
prenez garde à vous, que l'on ne vous pince pas ou l'on vous
pendra par le cou et l'on vous forcera au silence".
In Kotek et Rigoulot, Le Siècle des Camps, JC Lattès
2000.
Avec l'aimable autorisation de Joël Kotek.
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