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En ce jour du mardi 18 mars 2003. Voilà un type
qui n'a pas été élu, il est pourtant le chef
d'État d'un coin de terre colonisé comptant parmi
les plus riches du monde. Il rappelle à l'envi que son père,
avant lui, "avait déjà dû se battre".
Il répète sans arrêt que "qui n'est pas
pour lui est contre lui" et a réussi à diviser
durablement sa communauté nationale. Il souhaite imposer
ses règles aux institutions et contrôler l'ensemble
du processus décisionnel. Les instances internationales ont
marqué leur désaccord avec ses méthodes. Mais
il s'en moque. Ce qu'il veut, c'est obtenir une hégémonie
totale et entière. Pour cela, il a fixé un ultimatum
et a proféré pas mal de menaces. Tous les observateurs
s'accordent sur un point : "cette crise va laisser des traces
profondes". Mais voilà, pour autant qu'on puisse en
juger, cet homme est parvenu à ses fins. Dimanche dernier,
64, 3 % des électeurs du Liechtenstein ont, en effet, donné
les pleins pouvoirs au prince Hans-Adam II. Il y a 22.000 habitants
au Liechtenstein et une famille royale. Ailleurs, partout ailleurs,
ce prince serait un maire. Mais voilà, la ville de Vaduz
a un prince qui ne veut plus faire l'enfant. La monarchie, dans
le pays, était traditionnellement décorative.
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