Cette annonce intervient peu après la publication, le six mars dernier, de deux rapports dénonçant les "violences policières" dans la zone d'attente de l'aéroport de Roissy. D'ici quelques semaines devrait être présenté un cahier des charges précisant le rôle social, humanitaire et d'assistance juridique réservé aux associations.

Lautresuite 17.03.03 (3
) La trêve hivernale, qui empêche l'expulsion des locataires en difficulté durant les mois d'hiver, s'est achevée ce week-end. Des milliers de familles démunies risquent, à termes, de perdre le logement qu'elles occupent actuellement sur le territoire français. En 2001, les tribunaux avaient rendu quelque 81 080 jugements d'expulsion, un chiffre en hausse si on le compare à ceux des années précédentes. La situation est encore assombrie par l'emballement du prix des loyers. Selon la Fédération nationale de l'immobilier, les loyers ont augmenté en moyenne de 3,8 % au premier semestre 2002 et de 11,4% en 2001 pour Paris intra-muros. Une manifestation contre les expulsions a été organisée, ce samedi à Paris ainsi que dans plusieurs autres villes de province, à l'appel de l'association Droit au logement (DAL).
Lautresuite 17.03.03 (4) Trois mois après la fermeture du centre de Sangatte (Pas-de-Calais), la situation des réfugiés dans la région n'a pas changé. Il est en effet toujours question de passages clandestins, d'illégaux dormant dans les rues et d'interpellations policières. Ce qui semble pourtant avoir évolué, par contre, c'est la relation entre les forces de l'ordre et les collectifs venant en aide aux réfugiés. Ces contacts sont de plus en plus difficiles et violents. Lundi, alors que la police avait procédé à l'interpellation d'un nombre important de clandestins prétendument décidés à demander l'asile en France, l'intervention des membres du collectif "CSur" a tourné à l'affrontement. Si le collectif crie au scandale, le bureau départemental du syndicat national des policiers en tenue "ne trouve pas normal que des policiers et des CRS se fassent insulter et même largement bousculer dans l'exercice de leur mission par des gens se réclamant du collectif, (...) il est inadmissible que certaines personnes traitent nos collègues de SS, ils ne font que leur devoir dans les règles les plus strictes de notre code de déontologie".
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