On lira aujourd'hui, dans ce carnet, quelques phrases d'après, qui forment et ferment la boucle. On saura ce que sera devenue, au terme de la guerre, cette banalité du mal dont on avouera ici qu'on ne l'a cependant pas trouvée triviale, qu'elle fut décrite avec soin, qu'elle est en soi une œuvre au noir. Nous sommes là dans le "décidément terrible", dans l'irréductible, dans l'indépassable humain. En fermant ce carnet, nous interrompons aussi une parution. La revue ne paraîtra pas ces prochains jours. Vous la retrouverez dès le 10 mars. Entre-temps, il sera question de rencontres. Parce que, oui, nous avons besoin aussi de recommencements. Une nouvelle version de la revue paraîtra le 24 mars prochain. Pour la préparer, nous convions, nous invitons, nous fixons des rendez-vous, nous faisons table ouverte. Cette "offre publique de consultation" se déroulera, chaque soir, dans un café bruxellois. Un endroit où Baudelaire termina son "Pauvre Belgique" et dont on trouvera l'adresse plus loin dans ces pages. Le lecteur n'est pas seulement le bienvenu, il est aussi attendu. À l'improviste, au débotté, comme il voudra. Il nous ferait bien du plaisir à venir, le lecteur… À bientôt.
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