Cette augmentation est confirmée par les chiffres, ceux, entre autres, de l'IGS, l'Inspection générale des services. Pour la région parisienne, on voit le nombre de plaintes croître régulièrement passant, entre 1997 et 2002, de deux cent seize à quatre cent trente-deux. Cette hausse s'explique en partie, semble-t-il, par un regain d'activité de la "police des polices" mais également par le fait que les particuliers auraient de moins en moins de scrupules à porter plainte. La présidente du MRAP, Emmanuelle Le Chevalier, souligne les dégâts du discours sécuritaire : "Les policiers ont été très valorisés ces derniers temps, ils sont présentés comme des héros dans d'innombrables reportages et se sentent les mains libres".

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