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En ce jour du mardi 18 fevrier 2003. Hier nous étions
à Mariembourg, Belgique, province de Namur, et tout à
coup le monde fut tout autre. On discutait là des nouveaux
programmes de résorption de ce que l'on appelle les "campings
résidentiels", anciens endroits touristiques, aujourd'hui
habités à l'année. On y vit désormais
dans une caravane, souvent cornaqué par un propriétaire
abusif : les précaires, parfois, n'ont pas de lumière
ou alors la paient cher. Il y a du non droit, dans ces campings,
qui se confronte à un libre choix : des gens qui ont effectivement
opté pour la vie au grand air, pêcheurs à la
ligne ou retraités, une manière d'être. Comment
protéger le droit des uns en préservant le choix des
autres : dans cette salle, nous parlions de cela, hier. C'était
un monde tout autre mais en même temps fort ressemblant. La
position de la rupture, hier toujours, était à Arcelor
: cette séquestration des cadres dirigeants, toujours en
cours à l'heure où l'on écrit, pris au piège
dans l'amphithéâtre de l'université de Liège
et assignés à résidence : on campa donc aussi,
de nuit, dans la cité mosane. Les licenciements sont massifs
aujourd'hui, comme les armes de destruction du même nom, mais,
si l'on peut dire, on les voit beaucoup mieux.
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