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En ce jour du mercredi 12 fevrier 2003. On dit cela qu'un
petit dessin vaut mieux qu'on long discours — je ne sais pas,
un petit dessin n'a jamais changé le monde, un long discours
si — mais faudrait-il attendre d'un nom d'oiseau qu'il vous
fasse voler plus haut ? C'est un chihuahua qui vous parle, petite
chose très terre-à-terre, il n'y a presque pas de
chien dans le chihuahua, c'est un machin mexicain, un truc de derrière
la frontière, on passe les barbelés en écoutant
Calexico et c'est tout de suite là : on arrive chez les chihuahuas
et en éteignant le moteur, on s'aperçoit qu'on n'est
plus au Texas. Le Belge, pour un journaliste américain, est
un chihuahua. On voit bien ce qu'il veut dire et on pourrait se
goberger, mais non, les affaires d'invectives dans les débats
politiques nous importent, l'insulte et la disqualification ont
arrêté de nous faire rire depuis, au moins, Staline.
L'observation patiente et la lecture attentive des événements
du monde — la seule position tenable n'est-ce pas, pour qui
travaille le mot et entend que "le talent que l'on vous prête
se mesure à celui qui vous reste le jour où vous n'en
avez pas", changez le mot talent en respect, ça sonne
tout aussi bien — obligent sans arrêt à de grands
écarts, rien ne peut être pensé a priori,
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