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En ce jour du mercredi 5 fevrier 2003. Allons vers le
progrès et sautons-y à pieds joints. Voilà
quelques jours, Bill Gates était dans nos murs, je veux dire
à Bruxelles, au palais d'Egmont, belle chose plantée
par-dessus le Sablon, si certains connaissent. À l'invitation
du gouvernement, il venait présenter un logiciel taillé
sur mesure pour endiguer la défaillance belge. Il faut vous
dire que de tous les peuples de l'Occident, les Belges sont les
plus graves. On vole dans leurs ambassades, à moins que l'on
n'y monnaye, visas et passeports, documents officiels, tampons encreurs,
etc, tout le trésor de l'administration, ce qui fait désordre,
il faut bien le dire, et crée de la béance dans la
toile anti-terroriste. Le gouvernement américain ayant tancé
(il tient à jour ses listes d'administrateurs médiocres),
Bill Gates est venu présenter son logiciel de sécurisation.
Cela faisait tout drôle au moins pour trois raisons. Un, parce
que l'on n'a pas compris si le vendeur était venu à
ses frais ou si l'étiquette commande désormais que
le client invite son fournisseur. Deux, parce que Noël Godin,
entartreur, fut tenu cette fois à l'écart, ceinturé
et embarqué, il n'avait rien fait, et alors ?, il se rassemblait
tout seul sur la voie publique et cet homme prend de la place.
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