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L'envol du Tadorne
Les Belges ont, avant que "les galettes" ne surviennent, tenté de protéger les côtes avec des digues de fortune. Des murs de sable ont ainsi été montés, en une nuit. Côté hollandais, les autorités n'ont pas décidé d'agir, elles ont laissé faire, c'est-à-dire qu'elles n'ont rien fait. Le pétrole est donc arrivé et s'est assez peu soucié des frontières. On aura une pensée, là-dessus. Sur la mémoire de la catastrophe, sur son anticipation, sur le risque, sur l'histoire, sur le "transfrontalier" (une vulgate de l'Union européenne; on se souviendra que les premières relations transfrontalières eurent pour origine la gestion de l'eau commune), sur les accidents industriels, etc… Je dis cela parce que, évidemment, le lien entre le tadorne flamand et la navette américaine qui porte aussi un nom d'oiseau, ne vous aura pas échappé. On se préoccupe beaucoup de ce qui vole, ces jours-ci, et des atterrissages désormais difficultueux. On s'apprête ici et là à lancer, qui des informations, qui des missiles. Mais on sait déjà que tout cela est englué. On voudrait sortir la tête hors de l'eau, on n'y arrive pas. Que dit la CIA ? Que tout ça, c'est des blagues. En 1990, un rapport de la CIA stipulait que "le monde restait un endroit dangereux".
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