de conscience et de religion; à la liberté d'expression
(y compris la liberté de la presse) — et un certain
nombre d'interdictions — la torture et les peines ou traitements
inhumains ou dégradants; la peine de mort; les discriminations
dans la jouissance des droits et des libertés garantis par
la Convention; l'expulsion ou le refoulement par un État
de ses propres ressortissants; l'expulsion collective des étrangers.
On apprend que Tony Blair entend revenir sur cette Convention, 53
ans plus tard. Il est question ici des réfugiés mélangés
aux terroristes. Cet article sur les "traitements dégradants"
gêne : il empêche dans les faits l'expulsion des gens
arrêtés récemment dans le voisinage de Abou
Hamza vers des pays où ils risqueraient la peine de mort.
Le fait que Abou Hamza et un autre de ses sbires aient obtenu, en
son temps, le statut de réfugié, donne aussi des idées
à l'opposition : elle propose des camps et des bateaux de
détention où parquer les demandeurs d'asile. Elle
est bien jolie, la jeune Europe, quand elle confond les droits de
l'homme et la lutte anti-terroriste. Elle nous promet de bien beaux
jours. Cours, vieille Europe, la jeune Europe est derrière
toi !
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