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En ce jour du mercredi 29 janvier 2003. Les chiffres
du jour sont : 5, 19 et 14. Cinq, comme cinq février, notre
prochaine date pivot, s'agissant de la guerre d'Irak et la soumission
de preuves annoncée par George Bush. Dix-neuf, comme la quantité
de sièges du parti travailliste israélien aux élections
d'hier, retrouvant, avec son score le plus médiocre depuis
sa création, le nombre exact de députés qu'avaient
acquis les gens du Likoud au scrutin précédent. Quatorze,
enfin, comme le comptage des kilomètres de plages belges
souillées par le pétrole du "Tricolor".
On donne ces chiffres parce qu'ils remplacent les mots. Ce sont
eux qui, de fait, vous rappellent au monde ; le journaliste les
dégoupille sans y toucher, il sait qu'ils vont faire mal
et qu'en prononçant par exemple cette date codée,
le 5 février, il vient de fixer un agenda collectif auquel
nous nous rendrons, Canossa ou fourches caudines, on ne sait pas,
mais on y va. Les 19 sièges du parti travailliste, eux, fournissent
immédiatement des éléments d'une peur instinctive
et instructive. Sharon avait 19 sièges, il en aurait 37.
Les travaillistes en avaient 26, ils en auront 19. Ces équivalences
nous troublent, l'extrême dispersion du vote et le système
électoral même nous déconcertent.
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