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En ce jour du lundi 27 janvier 2003. On se sent décidément
très proches des postes de travail. On revient sur Arcelor,
Cockerill-Liège, mais aussi Florange en Lorraine et d'autres
sites dit "continentaux" qui perdront tous, bientôt,
emplois et usage. Des contrats existaient qui garantissaient le
maintien de l'investissement. Ils sont aujourd'hui caducs. C'est
une bien belle chose que ces dénonciations d'accords. Tout
y devient affaire de juridisme : la question est de savoir si les
avocats ont bien pensé les mots qui engagent les signatures.
Il se dit aujourd'hui dans le dossier Arcelor — comme dans
le dossier Swissair, d'ailleurs — que les avocats des ministres
belges avaient pourtant cru avoir "boulonné" ces
contrats. Mais ça n'empêche désormais plus rien,
que des paroles soient données et des parafes apposés.
Tout se passe comme si Arcelor, comme Swissair ou Daewoo d'ailleurs,
ne voyaient plus le peuple derrière les élus. Tout
se passe, par contre, comme s'ils voyaient en l'élu une matière
corruptible : le temps passe sur les représentants du peuple
(ils peuvent changer, ils sont solubles dans les urnes) tandis que
l'entreprise demeure parce qu'elle bénéficie du fait
du prince
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