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En ce jour du mardi 21 janvier 2003. Parlons tout d'abord
d'hier. Aux droits-de-l'hommistes de Nicolas Sarkozy, il faudra
dorénavant ajouter les Lybiens. Elle s'appelle Najat al-Hajjaj,
elle est ambassadrice de Lybie à l'ONU, elle présidera
désormais la Commission des droits de l'homme des Nations
unies, sa candidature a été présentée
par les États africains, elle a été élue
hier. On pense évidemment à une blague, ce n'en est
pas une. Mais on n'est plus, il est vrai, à une fantaisie
près aux Nations unies qui ont désormais un arrière-goût
de Société des Nations. On sait ce qui se joue avec
l'Irak, les inspections, et la guerre préventive de George
Bush: s'il ne s'agissait que du crédit d'une institution,
on pourrait bien moquer, mais là c'est bien plus grave. Ce
qui est en cause, ce sont les solidarités médiates
ou immédiates que le seul organisme international qui se
soucie un peu du sort des gens est parvenu, bon an mal an, à
imposer. Alors, on se rend plus attentif que jamais à tout
ce qui sourd et bruisse. On sait que l'Allemagne présidera
le Conseil de sécurité dès le 1er février.
On reste là, à attendre que l'ONU défende chèrement
sa peau, par un retour historique fantastique par quoi le pays qui
fut l'un des plus forts dissolvants
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