p 57. En ce jour, l'éditorial.
p 59. Lautresuite
En ce jour du lundi 20 janvier 2003. Oui, oui, parlons-en de Françoise Giroud. Elle fait les unes aujourd'hui, ça ne lui était plus arrivé depuis qu'elle les réalisait à l'Express ou à Elle, dans les années soixante, avant qu'elle ne glisse doucement à l'intérieur des journaux et qu'elle ne s'y retrouve mise en pages, mais toujours bien placée au devant, se tenant droite sur le seuil, dans une posture de vigie accueillante : sa chronique dans le Nouvel Observateur, où elle remplaça — messieurs les censeurs, bonsoir — Maurice Clavel. Cette phrase-là, que vous venez de lire, est exactement de celles que Giroud n'aimait pas. Trop de virgules là-dedans, trop de circonvolutions, pas assez de SVC (sujet, verbe, complément), mais la marquise ne sort pas toujours à cinq heures, il faut bien se le dire, et si la ponctuation ne fait pas toujours la ponctualité de la pensée — on en convient —, on sait aussi qu'on est comme ça : si on a appris à retenir la manière, on n'a pas réussi à appliquer l'ensemble de la leçon, voilà. La vie de Françoise Giroud est expliquée ailleurs en long et en large, penchez-vous dessus, c'est une merveille. Retenons son âge, ce qui se fait aussi pour une dame — 86 ans —, et parlons de nos vieux.
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