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En ce jour du lundi 20 janvier 2003. Oui, oui, parlons-en
de Françoise Giroud. Elle fait les unes aujourd'hui, ça
ne lui était plus arrivé depuis qu'elle les réalisait
à l'Express ou à Elle, dans les années soixante,
avant qu'elle ne glisse doucement à l'intérieur des
journaux et qu'elle ne s'y retrouve mise en pages, mais toujours
bien placée au devant, se tenant droite sur le seuil, dans
une posture de vigie accueillante : sa chronique dans le Nouvel
Observateur, où elle remplaça — messieurs les
censeurs, bonsoir — Maurice Clavel. Cette phrase-là,
que vous venez de lire, est exactement de celles que Giroud n'aimait
pas. Trop de virgules là-dedans, trop de circonvolutions,
pas assez de SVC (sujet, verbe, complément), mais la marquise
ne sort pas toujours à cinq heures, il faut bien se le dire,
et si la ponctuation ne fait pas toujours la ponctualité
de la pensée — on en convient —, on sait aussi
qu'on est comme ça : si on a appris à retenir la manière,
on n'a pas réussi à appliquer l'ensemble de la leçon,
voilà. La vie de Françoise Giroud est expliquée
ailleurs en long et en large, penchez-vous dessus, c'est une merveille.
Retenons son âge, ce qui se fait aussi pour une dame —
86 ans —, et parlons de nos vieux.
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