Lautersuite 17.01.03 (3) Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) appel les pays européens à mieux intégrer les Roms d'Europe centrale s'ils ne veulent pas s'exposer à de graves problèmes dans une Union élargie. Un rapport publié, mercredi, par l'organisation onusienne souligne que "l'exclusion des Roms pourrait déboucher sur l'extrémisme politique et le recul du processus démocratique, à l'Est comme à l'Ouest". Le PNUD insiste également sur les conditions de vie des Tsiganes qui sont "plus proches de celles des populations de l'Afrique subsaharienne que des Européens". Quelques chiffres : seuls vingt-six pour cent des Roms vivraient d'un salaire régulier, les autres de l'aide sociale ou des allocations familiales; moins de cinquante-neuf pour cent des ménages disposeraient de l'eau courante. Les causes principales de ce dénuement sont, d'après le rapport, une faible qualification des Roms découlant d'une ségrégation dans l'éducation, une forte discrimination à l'embauche mais également la disparition progressive du secteur informel (musique, réparation,...).Ces constats reposent sur une enquête effectuée auprès de cinq mille personnes de Hongrie,
de la République Tchèque, de la Slovaquie, de la Roumanie et de la Bulgarie. Cinq pays qui devraient rejoindre l'Union Européenne en 2004 et 2007.

Lautersuite 17.01.03 (4) Le dimanche 23 février prochain se tiendra, à Bruxelles et Nossegem, le Festival des Résistances au centre fermé 127bis de Steenokkerzeel. Cette manifestation entend dénoncer les centres fermés, "rendre visible ce qu'ils veulent garder invisible". La Coordination pour la liberté d'Installation et de Circulation, qui organise le rassemblement, rappelle que les "centres pour illégaux" sont des lieux de non-droit où l'on enferme, parfois pour de longs mois, des hommes, des femmes et des enfants. Espaces de non-droit car aucune loi n'en régit le fonctionnement, car les personnes y sont privées arbitrairement de liberté et exposées à des violences d'ordres psychologiques et physiques, car ces lieux sont les antichambres des expulsions forcées et souvent violentes. Le rendez-vous est fixé à treize heures, le dimanche 23 février prochain, à la gare du Midi (Bruxelles) et à quatorze heures sur la place du village de Nossegem. Le départ de la marche vers le centre 127bis est fixé, lui, à quinze heures.
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