Pour Julien Pieret, conseiller juridique à la Ligue, cette procédure introduit une "rupture de l'égalité des citoyens" et "surtout un non respect de la vie privée".

Italie : le G8 à Gênes passé au crible par la justice (16/01/03)

Les enquêtes concernant les sérieuses dérives survenues, en juillet 2001, lors du G8 de Gênes commencent à donner des résultats. La magistrature a ainsi épinglé les autorités politiques pour la sur-militarisation de la ville et l'utilisation de détachements particulièrement violents du bataillon Tuscania de la police militaire. Ceux-ci s'étaient manifestés, en 1994, par des crimes de nature sexuelle sur les populations somaliennes. Les juges ont également souligné les actions particulièrement brutales opérées par les forces de l'ordre à l'encontre des altermondialistes. Une centaine de manifestants blessés avaient été embarqués, avec violence, alors qu'ils étaient à l'hôpital. Ils avaient alors subi des vexations en tout genre avant d'être libérés par manque de preuves.
Les forces de l'ordre avaient également donné l'assaut, de nuit, à un dortoir de "Genoa Social forum" situé dans une école. Cette action s'était soldée par l'arrestation de 93 personnes. Il s'avère, maintenant, que c'est le vice-préfet Piétro Troiani, qui aurait délibérément placé des preuves dans le local, dont des cocktails molotov, pour légitimer la violence de ses hommes. Un agent en aveu aurait même été prié par ses supérieurs de simuler une blessure à l'arme blanche.
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