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En ce jour du jeudi 16 janvier 2003. Nous en parlions
hier, en faisant appel à la mémoire, mais dans la
sidérurgie liégeoise, désormais contrôlée
par Arcelor, l'on compte aujourd'hui un mort du travail en plus.
Et l'on s'étonne que, dans les journaux, l'ouvrier mort soit
comme le soldat tué : il n'a pas de nom. Il le recouvrera
plus tard lorsqu'il sera rendu au local, c'est-à-dire enterré
par les siens, pour peu qu'une caméra se déplace mais
on ne peut pas tout couvrir et cet homme de 40 ans, employé
par une firme de sous-traitance, asphyxié dans un four de
la ligne de galvanisation, père de famille, cet homme de
40 ans, donc, aura bien vite une mort statistique. De ce qui se
dévoile et de ce qui ne se dévoile pas, les empreintes
parlent, elles aussi. L'Europe a mis hier la première main
à son programme d'homogénéisation de l'accueil
des demandeurs d'asile en son espace. Chaque candidat, lors du dépôt
de sa requête, livrera également ses empreintes digitales.
Cela se fait en Belgique depuis belle lurette, cela vise à
empêcher ce que l'on appelle "le tourisme de l'asile",
le tour d'Europe, donc, de la candidature, cette espèce d'Erasmus
de l'exil. Le programme est informatique et s'appelle l'Eurodac.
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