Et qu'il s'agit donc d'engager contre elles, et à double
titre — ah, les juifs et nos sous !—, des représailles.
La non-pensée métonymique — la confusion donc
entre la partie et le tout — est, on le sait, ou bien sereinement
naïve ou bien ignoblement idéologique. Car on nous dit
aussi, par ailleurs, que ces universités seraient, avec certains
secteurs de l'armée, les derniers lieux de résistance
anti-Sharon dans la société israélienne. Aussi
bien, cette motion qui vilipende ce qu'il reste de pensée
libre dans un pays est-elle odieuse. L'indifférenciation
(tous les politiques sont pourris, tous les Arabes sont des terroristes,
etc…) était, jusqu'à ce jour, réservée
aux tribuns populistes et à leurs zélateurs de comptoir.
J'ai connu des années où, pour résoudre des
conflits, on était prêt à mettre la main à
la contradiction, à ne rien abdiquer de la pensée,
à discuter avec tous, quitte à avoir le sentiment
parfois, pardon, de touiller la merde. Jussieu préfère
se préoccuper de l'usage de l'argent de l'Union européenne.
Les Palestiniens, eux, sont toujours, pardon, dans la merde.
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