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En ce jour du mardi 7 janvier 2003. Vite, vite, le tour
du danger. Ce qui se disperse aujourd'hui c'est cela : le sentiment
que la faculté de l'intelligence n'est pas universitaire.
Donc Paris VI a estimé qu'il fallait suspendre les relations
européennes avec les universités israéliennes
au motif qu'elles sont précisément israéliennes,
c'est-à-dire qu'elles dépendent d'un État qu'administre
actuellement Ariel Sharon et qu'elles obtiennent leurs budgets d'un
gouvernement qui détruit par ailleurs les infrastructures
scientifiques et empêche le déroulement des études
universitaires en terres palestiniennes. Cette motion, dite d'appel
au boycott, est, bien entendu, du racisme. On ne nous dit pas, en
effet, en quoi les universités d'Israël fourbiraient
les arguments du pouvoir ni par quoi elles seraient scientifiquement
ou intellectuellement responsables de la politique menée
par l'administration de leur pays. On nous dit que le péché
de ces universités est d'appartenir à un État
qui, en pilonnant les bâtiments et les dispositifs d'enseignement
palestiniens, contribue aussi à dilapider les subventions
européennes qui les ont créés, c'est-à-dire,
pour parler clair, à gaspiller notre argent de contribuables.
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