qui vous arrachent les tripes lorsque vous vous trouvez quand
même à les écrire ou à les lire. Le catalogue
est désespérant : Hölderlin et son " là
où croît le péril, croît aussi ce qui
sauve" peut aller se rhabiller. Ce matin, nous apprenions que
le réchauffement climatique n'est pas une bonne vieille blague,
2002 fut chaud et inversé, allez-le dire à Prague
ou à Dresde. Et mon pays, par exemple, qui renforce ses conditions
d'asile en même temps qu'il autorise l'euthanasie, se réveille
en se posant cette question: peut-on accueillir pour donner la mort
? Je parle ici de ce jeune homme français tétraplégique
qui souhaite en finir, mais la France durcit tout, l'asile et la
mort, donc pourquoi pas la Belgique comme autrefois l'Angleterre
ou les Pays-Bas pour l'avortement. L'on fait faire aux hommes des
voyages pour retrouver l'intime, cela n'a jamais été
juste. Il y a du neuf, quand même. Déjà que
nous pouvions voir les génocides en direct à la télévision,
nous connaissons maintenant les dates de début des guerres
avant qu'elles ne se déclarent. C'est tout bon pour les prévisions
et les provisions. À part, ça. À part, ça,
la mer, la mer toujours recommencée. Je te salue, vieil océan.
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