Il y a d'autres tables, dans le monde, autour desquelles l'on
discute ces jours-ci. De Pretoria, la nouvelle nous parvient qu'un
accord aurait été trouvé aux conflits congolais.
Joseph Kabila flanqué de quatre vice-présidents représentant
oppositions armée et non armée, des élections
dans deux ans, un peu de temps donné au temps. Sur cette
question, malgré tout, méfions-nous : nous avons été
si souvent déçus. Mais enfin, au moment où
nous écrivons, c'est la paix. Il y avait quelque chose de
tristement comique à entendre le Président déclarer
que cette paix avait été conclue en pensant au peuple.
Sur quoi l'on peut supposer que pour ce qui est de la guerre, il
ne compte que pour des broutilles, le peuple. Il n'a pas de pain
et même pas de brioche. L'ombre tutélaire de ces accords
est sud-africaine. Cela aussi est un renversement. Pendant ce temps,
à Londres, 320 opposants de tout genre tentent de trouver
une issue à l'après Saddam Hussein. Ils vont plus
vite que la musique sans connaître toutes les notes. Ils se
disputent la peau de l'ours. Eux, ils veulent le pouvoir. Même
pas la paix aux hommes de bonne volonté.
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