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En ce jour du mardi 17 décembre 2002. "Nous
avons été créés égaux, mais suffisamment
intelligents pour être différents". Il s'appelle
Guido Courtois, il a l'embonpoint de la fonction, il est consul
général de Belgique en Israël. On ne sait pas
trop pourquoi l'on se soucie, dans ce Consulat et depuis des années,
de célébrer là-bas la fête du roi des
Belges. Mais hier, donc, dans l'enceinte de Notre-Dame, patrimoine
du Vatican, lieu décrété neutre au cœur
du no man's land, Monsieur Courtois avait décidé d'en
finir avec l'apartheid diplomatique et d'inviter pour la première
fois lors d'une même cérémonie, Palestiniens
et Juifs d'Israël. Étaient présents, entre autres,
le maire de Jérusalem, Ehoud Olmert, et le maire de Bethléem,
Hana Nasser. Ils ne se sont pas serré la main pour autant.
Mais ils occupaient une sorte d'espace, pas encore public malheureusement,
mais déjà commun. Il y avait la diplomatie des petits
pas, voici celle des petits plats, ce qu'on gagne au change, c'est
le coudoiement obligé. Voilà qu'ils étaient,
Palestiniens et Juifs d'Israël, commensaux et copains, à
la manière étymologique. On devrait concéder,
toutes affaires cessantes, l'organisation de la messe de minuit
de Bethléem à Guido Courtois. Cet homme sait manier
le symbole.
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