France : les pouvoirs de la police bientôt élargis
face à la criminalité organisée (13/12/02)
Dans une note d'orientation sur son avant-projet de loi sur la criminalité,
Dominique Perben, le ministre de la Justice, entend accroître
les pouvoirs de la police et du parquet face aux infractions les
plus graves. Au programme, un rallongement de la durée des
gardes à vue passant de 48 à 96 heures, l'autorisation
pour la police de placer des micros et des caméras dans des
lieux publics et privés et la possibilité de recourir
aux perquisitions de nuit et aux écoutes téléphoniques
pendant les enquêtes préliminaires, choses jusque-là
interdites. Les juges d'instruction risquent, pour leur part, de
voir leur périmètre d'intervention se réduire.
Les réactions de la magistrature ne se sont pas fait attendre.
Pour Evelyne Sire-Marin, présidente du syndicat de la magistrature,
ce projet "entérine l'extension des procédures
d'exception, avec de plus en plus d'infractions relevant de gardes
à vue prolongées. On marginalise le juge d'instruction
et on accroît le rôle du parquet. On ne fait que renforcer
encore le poids de l'exécutif dans le fonctionnement de la
justice".
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France : la culture prise en main par les élus
locaux de droite (13/12/02)
Sans que l'État ne trouve à y redire, les mairies
cherchent par des mesures, le plus souvent expéditives, à
réorienter les politiques culturelles de leur ville. Les
élus locaux UMP s'immiscent de plus en plus dans la programmation
culturelle de leurs localités. Sous le couvert de raisons
budgétaires ou sécuritaires, certains festivals et
centres culturels voient leur lieu de résidence réaffecté,
leur subvention diminuée ou tout bonnement annulée.
Un exemple est celui du festival annuel de la Manche de Annonay
(Ardèche) dédié aux arts de la rue. Existant
depuis 14 ans et drainant quelques quarante mille personnes chaque
année, cette manifestation à été supprimée
définitivement par le nouveau maire UMP, Gérard Weber.
"Pendant dix mois, on ne prépare pas un festival, on
prépare des lieux pour accueillir des marginaux. On dépense
beaucoup de temps, d'énergie et d'argent pour finalement
cautionner la drogue et l'alcool et une façon de vivre que
je réprouve" a déclaré le maire pour justifier
sa décision.
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