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En ce jour du lundi 9 décembre 2002. Bon, en Flandre,
un séisme récent fait disparaître quelques centaines
d'emplois, 957, chez Philips. Philips est cette société
multinationale voisine, basée aux Pays-Bas, et Hasselt un
pôle technologique "de première importance"
selon les instances de la maison-mère. On devrait dire un
mot sur ces entreprises — chez Bombardier Manage, en 2000,
c'était la même chose — dont les divisions communication,
au siège, chantent les louanges : on sait désormais
que, également aux mauvais, de bons résultats engendrent
des licenciements. On ne dira plus rien, par contre, des chiffres
et de la bourse — la bourse ou le travail, il faut choisir
—, tout cela est consenti, obligé, presque harmonieux
aujourd'hui. Au total, et même si additionner des soustractions
reste un exercice périlleux, voilà des gens sans emploi,
à porter au compte des moins, donc. L'ouvrier flamand n'est
pas moins à plaindre que le wallon mais on ne voit pas que
cette indignation ait sauté la frontière linguistique.
Ce qui nous frappe aujourd'hui, ce sont les gens de chez Fiat en
Italie que "Sua Emittenza", Silvio Berlusconi, appelle
aujourd'hui à travailler "au noir" pour
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