Et qu'est-ce que ces mots télévisés avaient
à nous dire de Dumas, sinon que oui, cela, comme le reste,
était de la littérature? La télévision
est bonne fille, elle finit toujours par se couper. Elle révèle
toujours plus vite qu'on ne croit qu'il ne faut pas croire à
ce qu'elle montre, que l'homme sur la lune (voir le documenteur
de William Karel sur ce sujet) ou la réception d'Alexandre
Dumas au Panthéon, c'est du pareil au même : s'agissant
du réel, la télévision s'inscrit toujours en
faux. Contrairement à Blandine Kriegel et son équipe,
j'ai, quant à moi, toujours pensé que la télévision,
c'était d'abord du son. C'est par les mots que nous sommes
requis devant l'écran qui nous tourne le dos plus souvent
qu'à son tour, les images ne vous parlent pas lorsque vous
êtes en cuisine, il faut monter un peu le son et vous voilà,
alors, raccordé au monde. Nous avons donc entendu l'arrivée
d'Alexandre Dumas au Panthéon, faisant trois petits pas de
temps en temps entre le rôti et le poste, nous avions préparé
une sauce grand veneur, une purée bien séchée,
un légume, et nous avouerons alors que, oui, nous avons bien
mangé. Et le rôt dans sa casserole, c'était
du Dumas, ma parole.
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